Le Conseil d’administration de la
Société
haïtienne de valeurs mobilières S.A. (SHVM S.A.) a
présenté à certains des entrepreneurs haïtiens
le projet de la création de la bourse haïtienne. La
rencontre a eu lieu à l’Hôtel Montana dans
l’après-midi du mardi 21 novembre 2006. L’un
des membres du Conseil d’administration de la SHVM S.A,
M. William Savary a exposé aux entrepreneurs présents
les objectifs du marché boursier, les avantages qu’ils
pourraient offrir à l’économie haïtienne
en général et au secteur des affaires en particulier,
les différentes étapes brûlées jusqu’ici
et les prérequis nécessaires au bon fonctionnement
du marché boursier haïtien.
Selon M. Savary la bourse haïtienne
contribuera
à augmenter le standard de vie, à promouvoir
l’investissement
et la croissance, à mobiliser l’épargne et
en faire un usage optimal. Il admet cependant que les
situations
de monopole peuvent ne pas être favorables à l’émergence
de ce marché. La SHVM S.A. a déjà entrepris
des pourparlers avec la BRH sur les modalités d’une
éventuelle régulation. Elle entretient également
des discussions avec les autorités monétaires
américaines
et des maisons de fiducie en États-Unis, des entreprises
de financement et d’investissement en Suisse, en Hongrie
et en Autriche. Ces entre- prises et institutions
apporteront
leurs supports, chacun en ce qui le concerne. Sur le
plan local,
l’équipe s’est réunie avec l’Association
des professionnels de banque, l’Association haïtienne
des économistes (AHE) et de bien d’autres institutions.
Pourquoi
investir dans
la bourse ?
La première réponse de M. Savary à la question
pourquoi investir dans la bourse est simple : le rendement
est plus
élevé que dans tous les autres types d’investissement.
Mais, des prérequis s’imposent : Il faut à l’entreprise
un système comptable standard et transparent, il doit
respecter
les droits des clients, pratiquer l’intégrité
au niveau des conseils de direction et faire preuve
d’honnêteté.
M. Savary admet que la faiblesse de gouvernance constitue
un handicap
au bon fonctionnement de la bourse, il croit cependant que
la bonne
gouvernance ne peut pas faire l’objet d’un décret
ou d’une loi gouverne- mentale ; Elle résulte de la
décision des dirigeants des firmes désireuses d’être
cotées. Les conditions de participation seront clairement
élucidées à l’inscription de l’intéressé.
Un comité exécutif sera chargé d’évaluer
la fiabilité des informations financières fournies
par les entreprises. Des normes de standard international
seront
appliquées. D’ailleurs, affirme M. Savary, certaines
entreprises locales satisfont déjà aux critères
de base de participation à la bourse internationale. Le
conseil
de direction protégera l’investissement des acheteurs
et garantira le respect de l’intérêt public,
à en croire M. Savary. La réglementation, le contrôle
et la surveillance feront partie des tâches qui seront
assignées
au Conseil d’administration. Il devra s’assurer du bon
fonctionnement du marché, participer à l’évolution
des règlementations et organiser l’autonomie
administrative
et financière de la bourse haïtienne de valeurs
mobilières.
La formation des
cadres
Un réseau informatique a déjà été
constitué. Après le lancement, les clients pourront
effectuer des transactions en ligne et fournir des
rapports en ligne.
500 000 actions ordinaires sont offertes au prix de 5
dollars américains
chacun pour un total de 2,5 millions de dollars
américains.
Le Conseil d’administration prévoit déjà
d’organiser des séances de formation à l’intention
des cadres qui devront intervenir sur le marché. À
la fin de la présentation, M. Savary, aidé des autres
membres du Conseil d’administration de la Société
haïtienne de valeurs mobilières S.A (SHVM S.A) a répondu
aux questions de l’assistance.
William Savary,
président
de la Global Trading Inc. est un économiste, travaillant
dans le secteur financier depuis 1983 et a fait partie du
personnel
cadre de plusieurs grandes firmes de Wall Street. Il a
complété
les cours nécessaires à l’obtention de son doctorat
en sciences économiques au New School for Social Research
et détient tous les permis indispensables et requis par
les
autorités monétaires américaines lui permettant
de remplir ses fonctions dans le secteur boursier, à
savoir,
la gestion de portefeuille, la privatisation,
l’introduction
et le fonctionnement d’une société en bourse
etc... Il a, de plus, consacré de longues années à
étudier l’économie paysanne haïtienne et
à comprendre son fonctionnement |